1.
Le chemin de la vie
C'est l'expérience humaine qui permet d'ouvrir les enfants à une
expérience spirituelle : « je grandis, je suis aimé, je découvre, je
ne suis pas tout seul.. ». Il est important de tenir compte des stades
du développement de l'enfant. L'apprentissage de la relation aux autres
le confronte à la loi et à l'interdit. Pour grandir, l'enfantât
besoin de la confiance et de l'amour de ses parents. Il découvre aussi
que tout n'est pas chemin de vie: conflits, déchirements.
Ces chemins de l'expérience humaine faite du désir de vivre, de
grandir, d'être reconnu, accepté, aimé, conduisent à une découverte
d'un Dieu qui est vie et amour. « Ce n'est pas ce qu'on dit qui
influence le plus sur le comportement, c'est ce que l'on fait », dit le
psychologue.
Les gestes et les attitudes qui expriment ces
sentiments sont perçus intuitivement par l'enfant et ne se transmettent
pas d'abord par des mots... d'où l'importance d'un éveil à la foi
dès 0-6 ans... tout parent sait celà.
2.
Le chemin de la parole
La parole permet à l'enfant de se construire, et de pouvoir ensuite
pareler, prendre la parole à son tour. Pour ce faire, le rôle des
parents est primordia!, et il faut aussi que la parole circule entre
eux. Les « pourquoi » si nombreux des 3 ans sont parfois déroutants.
Il est important de les écouter, ils ont à nous réveiller bien
souvent... Et nos réponses se doivent d'être inscrites dons la
cohérence : " Ils disent et ne font pas..."
La
réflexion du prêtre nous rappelLe qu' écouter les « pourquoi » des
enfants, c'est dresser déjà une longue liste de questions qui ont
affaire avec la religion, quelle qu'elle soit.
Il est
nécessaire de parler de Dieu, dans notre foi : « le Verbe s'est fait
chair ». Il faut essayer d'utiliser les mots justes, de donner des
images multiples pour que Dieu ne soit pas enfermé dans une seule
image, un seul discours.
Récits, histoires, contes et contines
régalent les enfants. Or. la Bible est une merveilleuse bibliothèque
où de grands personnages sont les héros de Dieu... et "Jésus a
les paroles de la Vie étemelle"
3.
Le chemin de la prière
Si la prière est relation entre Dieu et l'homme, son apprentissage
peut se faire par les mots et les gestes de la tradition, transmise en
voyant faire, en priant avec, ensemble.
Quelques remarques du
psychologue; «la prière a haute voix, lorsqu'elle est brève, est
ressentie par l'enfant comme pleine de sens. De même la petite bougie
allumée... L'ambiance est créée par les attitudes, qui résultent
elles-mêmes des sentiments réels et profonds des parents.... On ne
gagne rien à forcer un enfant à prier, mais on peut exiger qu'il soit
présent et se tienne correctement pendant que les autres prient. Il est
important d'initier les enfants au silence, dans notre monde si bruyant,
pour développer son intériorité.
Tout comme il est
nécessaire de lui apprendre à le goûter aussi dans la nature, la
beauté par rapport à l'inflation des images TV. L'intériorité
cultivée permet d'établir ta relation avec soi-même aussi, avec les
autres et avec Dieu. La Parole n'a de sens que si elle s'enracine dans
le silence, si elle est écoutée... le b.a.b.a de toute
communication.
4.
Le chemin de la communauté
Il est important de prendre conscience que la foi se vit
et s'enracine dans l'Eglise, communauté rassemblée autour de
Jésus-Christ. Pour le tout-petit, la communauté est déjà présente
dans sa vie depuis son baptême. Il est parfois difficile de vivre la
messe en famille, le psycholoque dit même que le petit enfant
n'est pas intéresse par la liturgie. Il n'y a là rien qui lui
parle.... Il vit mal ces moments qui durent et semblent ne devoir jamais
finir.
D'où l'intérêt de proposer garderie,
liturgie ou ateliers de la parole... prévues pendants les messes
dominicales. Et des célébrations d'éveil à la foi qui seront en lien
avec les grands temps liturgiques, mais tiendront compte du public
auquel elles sont destinées... déplacement, geste, durée... Elles
permettent une découverte progressive des rites et des symboles
chrétiens. Elles créent parfois des réseaux d'amitié entre jeunes
familles.
Il est important aussi de participer aux
fêtes paroissiales, et d'y prévoir à ces occasions quelque chose pour
les tout-petits, car lors de ces événements lors de ces événements ,
la rencontre s'élargit avec toutes les générations. Donner le goût
de ces rencontres, c'est faire une expérience d'Eglise.
En
conclusion, paroles du prêtre : " Mettre un enfant sur le chemin
de l'Evangile, sans marcher à sa place évidemment, c'est l'inviter à
suivre une route de libération et non pas d'esclavage, c'est lui donner
l'occasion de vivre toutes ses dimensions humaines avec le maximum de
liberté et de responsabilité, et le minimum d'entraves."
Rien
à craindre de l'Evangile, de ses énergies et de ses lumières, pour un
petit d'homme à qui, par ailleurs, on souhaite le maximum de bonheur :
Jésus aimait être entouré d'enfants. Il est écrit : laissez les
enfants venir à moi. ne les empêchez pas, car le Royaume de Dieu est
à ceux qui sont comme eux. (Me 10,14)